Concerne : article paru dans La Liberté du 15.12.2010, squat de la Chassotte, « Une facture estimée à 100’000 francs »

December 20, 2010

Par le présent communiqué, nous protestons vivement suite aux propos farfelus et mensongers tenus dans la presse par monsieur le syndic de Granges-Paccots, René Schneuwly, à l’égard de notre collectif concernant l’occupation de la Chassotte.

 

En effet, aux dires de Mr Schneuwly le collectif Raie Manta serait responsable de graves déprédations constatées dans ce merveilleux bâtiment….

Nous rejetons vivement ces accusations fallacieuses!

Jamais nous n’avons perforé le toit comme mentionné dans cet article étonnement partial. Il aurait été absurde de notre part de saboter un bâtiment dans lequel nous envisagions de faire vivre nos projets et tout aussi absurde de créer une échappatoire suicidaire qui se serait trouvée au-delà de nos barricades. Une simple expertise prouvera aisément que les dégâts provoqués sur le plancher ne peuvent résulter d’une exposition de quelques jours à l’eau de pluies, fussent-elles torrentielles.

En pénétrant dans cette bâtisse, nous avions aussi pleinement conscience que certaines ailes étaient classées et que, par conséquent, nous allions en tenir compte dans la réalisation de notre projet (pas de grafs, activités adaptées dans certaines pièces, non utilisation de la chapelle…etc..)

 

Par ses dires, M. Schneuwly vise vraisemblablement à dissimuler la politique mise en place par sa commune en ce qui concerne la Chassotte.

Dans le courant de l’hiver 2007, une dizaine de personnes de l’association de la maison des artistes (dont certaines font partie de Raie Manta) a pu visiter les bâtiments en vue d’une éventuelle location. Lors de cette visite, il a été constaté, entre autre, que l’eau n’avait pas été coupée et que les canalisations avaient éclaté, inondant gravement certaines parties du bâtiment. Suite à ces démarches infructueuses, la Chassotte a été barricadée dans l’état…

Lors de l’entrée du collectif Raie Manta dans cette bâtisse, nous avons pu constater avec étonnement, l’état de décrépitude avancé que présente le bâtiment suite à cette politique de sabotage menée par les communes propriétaires : éclatement des conduites dû au gel, moisissures et décrépitudes avancées des sous-sols, parquets historiques gondolés à l’extrême, infiltrations d’eau par la toiture, rouille profonde attaquant de l’extérieur les canalisations en métal, état d’insalubrité général prononcé dû à l’étouffement délibéré du bâtiment, etc.

Il nous paraît alors évident que les hurlements médiatiques de Mr Schneuwly ne visent qu’à dissimuler le sabotage spéculatif dont est victime la Chassotte depuis de trop nombreuses années, en faisant porter à notre collectif l’entière responsabilité de ses propres agissements.

 

Lorsqu’il vous arrivera de vous promener aux abords de cette belle bâtisse et que toutes les fenêtres auront été supprimées dans l’unique but de la rendre définitivement inutilisable, imaginez-vous que ce lieu aurait pu être plein de vie et de création.

 

Les politiques spéculent et la Chassotte meurt !!!!

 

Nous réfutons également les sobriquets fallacieux dont nous affublent la presse et le syndic.

Nous ne sommes ni un groupuscule obscur, ni des vandales. Le contact avec les forces de l’ordre n’est ni un but en soi ni un plaisir, mais découle de la politique radicale menée par les autorités locales face au principe d’occupation. À chaque évacuation, nous nous tenons à un principe de résistance passive non-violente mais déterminée et refusons toute confrontation active. Nous ne changerons pas de position, malgré une répression policière croissante, inquiétante et disproportionnée à notre égard.

Nous sommes conscients que la méthode employée pour faire aboutir notre projet n’est pas confortable. Cependant, les voies légales n’aboutissant pas et face au contingent important d’espaces laissés à l’abandon et a la surdité prononcée de leurs propriétaires, nous avons opté pour les chemins de traverse.

 

Chaque occupation, aussi courte fût-elle, nous a permis de révéler publiquement l’existence d’espaces a l’abandon qui dépérissent faute de projet ou victime spéculations crapuleuses.

Et ce n’est que le début!…notre liste est encore longue!

 

Le collectif Raie Manta ne se définit pas par des étiquettes, mais par un projet à multiples facettes, concret et réaliste : ateliers d’artistes, locaux de répétitions, bibliothèque alternative, crèche autogérée, espace de représentation polyvalente (scène), repas populaire, logements, friperie, cours (informatique, électronique, peinture, cuisine, couture etc), galerie, bistro, bureaux associatifs, atelier publique de réparation et de bricolage, jardin, etc. Il se base sur des principes de gratuité, prix libre ou de troc (tant matériel que de savoir), en dehors de toute logique marchande.

La mise à disposition d’un bâtiment s’appuierait sur le principe légal du « contrat de confiance » ou « contrat de prêt a usage ». Dans ce document, notre collectif s’engage entre autres à payer les charges courantes, à effectuer les éventuels travaux d’assainissement de base, à libérer les locaux mis a disposition dans un délais convenu lorsqu’un projet est réellement établi etc…

 

Une maison habitée est une maison vivante!… et la vie l’empêche de pourrir!

 

 

 

Afin de tordre le cou aux idées reçues, nous avons le plaisir de vous inviter à venir nous faire part de vos dols, remarques ou questions lors d’un apéro-discussion, ce me 22.12.10 dès 17h au Café de l’Ancienne Gare à Fribourg .

Cette invitation s’adresse à toutes et à tous, citoyens, politiciens, journalistes, propriétaires et squatteurs…

 

Nous joignons à ce communiqué 2 photos :

 

La Chassotte au début de l’hiver 2007 lors de la visite de la Maison des Artistes.
De l’eau s’écoule a l’intérieur du bâtiment, suite a l’éclatement des conduites d’eau et de chauffage, et ressort en cascades de glace par des fenêtres … Nos interrogations insistantes quant au pourquoi d’une telle situation et a l’absence de mesures pour y remédier ne débouchèrent que sur un silence gêné…

 


 

D’autres photos de la même période, mais de l’intérieur de la Chassotte, vont suivre !

 

A bientôt!

 

 

 

Collectif Raie Manta

raiemanta@riseup.net

manta.ch.gg

 

 

 

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One Response to “Concerne : article paru dans La Liberté du 15.12.2010, squat de la Chassotte, « Une facture estimée à 100’000 francs »”

  1. napo said

    Ayant assisté à une intervention de pompiers, j’ai eu l’occasion d’entendre parler de vous par leur chef. Je vous cache pas qu’il ne vous aime pas huhu. Il ne se fait pas prier pour commenter vos actions et ajoute qu’à Givisier, vous avez en gros tout cassé (il parlait de bois) sans respect pour l’intérieur des lieux.

    PS c’est obligé de mettre son email (même si signalé comme non publié) pour poster des commentaires ?

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